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 Les Chemins de Fer du Kaeserberg

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Loup Blanc
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MessageSujet: Les Chemins de Fer du Kaeserberg   Mer 26 Juin 2013 - 22:24

Bonjour,

A quelques kilomètres de Fribourg, en Suisse, à la limite linguistique, mais pour notre bonheur encore du côté romand, se trouve le petit bourg des Granges-Paccot.
C'est là que Monsieur Marc Antiglio a conçu et réalisé avec une équipe de collaborateurs un réseau de chemins de fer miniature, aux échelles HO et HOm (1:87). En hommage à l'un de des amis (Willy Kaeser) qui partageait sa passion, le réseau fut baptisé:


LES CHEMINS DE FER DU KAESERBERG



A la sortie de l'ascenseur du parking souterrain.


Un hall accueillant.


Les diverses échelles des trains en modèles réduits.


L'ensemble du réseau est imaginaire.
Construit sur trois niveaux à l'échelle 1:87, il compte 2045 mètres de voies. Quatre lignes de chemins de fer circulent dans la région du Kaeserberg qui voit défiler trois compagnies, les CFF (Chemins de fer fédéraux), les RhB (Chemins de fer rhétiques) et le KBB (Kaeserbergbahn).


En voiture, attention à la fermeture automatique des portes, attention au départ.
En introduction à la visite, un film retrace quelques aspects techniques de la construction du réseau.


Au niveau 0 du réseau, les trains sont stationnés dans une grande gare à deux étages qui regroupe, de plus, un atelier de réparations et un circuit de test du matériel CFF et RhB.





Le niveau HO




Le niveau HOm


Une vitrine propose une quarantaine de locomotives qui peuvent servir de matériel de rechange.

Les trains circulent de façon informatisée sur l'ensemble du réseau des niveaux 0, 1 et 2.
87 trains sont disponibles (CFF 59, RhB 28 ) et 33 sont en réserve (CFF 20, RhB 13).

Gros plan sur le câblage

L'accès au niveau 1 se fait par une longue rampe hélicoïdale à 4 voies (2 HO et 2 HOm) d'une hauteur de 2,40 mètres sur une longueur de 134 mètres.

Arrivés au niveau 1, nous découvrons la grande gare de St-Jakobstadt; gare de connexion des réseaux CFF et RhB avec 15 voies (12 CFF et 3 RhB).








A ce niveau, tous les mouvements des trains sont exécutés à partir du pupitre de commande conçu à l'image des tables "Domino" des CFF.






Des écrans vidéo permettent de surveiller l'évolution des trains dans les parties cachées de la maquette.


L'arrière plan est dominé par les contreforts du Kaeserberg sur les flancs duquel serpentent la route et la voie du RhB vers le village grison de Kaeserberg.










Sur le petit côté de la maquette, le visiteur fait face à des voies de manœuvre, de chargement, de déchargement et un dépôt du service de la voie.


Parallèles sur une longueur de 20 m, les deux lignes se séparent ensuite. L'une file en direction du tunnel de Monikastein et l'autre vers la gare de Graberegg.






Ce village touristique est le point de départ de balades en bateau, en bus postal et en funiculaire.
















Alors qu'un train des RhB quitte la grande gare de St-Jakobstadt et s'apprête à gravir la rampe qui le conduira au village de Kaeserberg, nous franchissons rapidement les quelques marches vers le niveau supérieur d'où l'on découvre tout d'abord une large vue panoramique sur le niveau 1.












Présentant une architecture typiquement grisonne, le village de Kaeserberg possède une gare dans laquelle se côtoient les trains des RhB et ceux à crémaillère du Kaeserbergbahn qui permettent aux voyageurs d'atteindre le sommet du Kaeserberg.


























Les derniers 35 mètres de voie encore en devenir proposent au visiteur un regard sur la construction du réseau.
Une fois cette réalisation terminée, la vallée présentera une ligne à crémaillère d'une pente moyenne de 7% se faufilant dans un espace boisé jusqu'à la gare de Wäglins-Planschreluns située à quelques kilomètres de la fameuse station de Wäglins.







Le concept:
Réseaux des chemins de fer suisses des années 1990.
Réseaux et paysages imaginaires au plus près de la réalité suisse, région Suisse alémanique et Grisons.
Un vendredi d'automne, 11 heures du matin, temps ensoleillé avec quelques nuages.

Descriptif général:
Durée de construction: 17 ans.
3 niveaux sur 610 m² de surface totale.
Echelle utilisée: 1:87.
Ecartement voie normale: 1,435 m soit 16,5 mm en HO.
Ecartement voie métrique: 1,00 m soit 12,0 mm en HOm.
Longueur du réseau:
- Voies CFF (HO) 1 220 m
- Voies RhB (HOm) 780 m
- Voies KBB (HOm) 45 m dont 14 m de voie à crémaillère type Riggenbach.
Total des voies: 2 045 m

Durée du parcours HO sans arrêt:
- 16 mn 50 s (train de voyageurs).
- 35 mn 15 s (train de marchandises).
Durée du parcours HOm sans arrêt:
- 33 mn 00 s (train direct).
- 51 mn 49 s (train de transport de bétail).

425 appareils de voie (aiguillages).
79 signaux visibles.
169 signaux nains.

Matériel roulant:
87 trains prêts à rouler et commandés par ordinateur.
33 trains de réserve.
300 locomotives et automotrices (y compris réserve).
1650 wagons pour 120 trains.
Longueur maximum des trains:
- CFF: 3,30 m
- RhB: 1,93 m
- KBB: 1.00 m

Gestion du réseau:
5 ordinateurs.
2306 itinéraires de trains et de manœuvre différents.
52 000 m de fil électrique.
4 200 m de câbles divers.
24 caméras vidéo pour la surveillance du réseau.


Pour compléter la visite, voici un aperçu des différentes techniques mises en œuvre pour la réalisation de cette maquette.



























René JV pour monjura.actifforum.com, le 26 juin 2013
Photos: © René JV - 16 juin 2013
Photos: © Rémy JV - 16 juin 2013
Photos: © CFK
Vidéos: © Rémy JV - 16 juin 2013
mp3: Welcome to the machine - Pink Floyd



Pour me faire part de vos observations, envoyez-moi un courriel à l’adresse ci-dessous

contact@lataniere39.com

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MessageSujet: Re: Les Chemins de Fer du Kaeserberg   Jeu 8 Mar 2018 - 23:05

Bonsoir,

Ci-dessous un article de l'Illustré.ch :

VISITE GUIDÉE
Granges-Paccot: le plus grand train miniature de Suisse


La poutze! Des voies et des aiguillages propres en ordre assurent un trafic fluide, sans déraillement.
L’entretien du réseau et de son décor incombe à Nicolas Folly, mécanicien de précision.
Et il en faut quand on se penche sur ce monde de miniatures.

C’est l’histoire d’un rêve d’enfant qui a donné vie au plus grand réseau ferroviaire miniature de Suisse.
Un temple du ferromodélisme érigé à Granges-Paccot, près de Fribourg, qui fait le bonheur des petits et des grands depuis une décennie.

Marc Antiglio est un homme heureux.
Alors que beaucoup de compagnies ferroviaires privées tirent la langue, la sienne ne cesse d’attirer de nouveaux «clients».
Plus de 130 000 personnes ont «emprunté» les Chemins de fer du Kaeserberg depuis que l’ancien entrepreneur fribourgeois les a mis sur les rails, en janvier 2009.
Un succès qui va forcément aller croissant, tant ce fascinant réseau sillonnant une Suisse idyllique des années 90 transporte ses «passagers» à travers une incroyable féerie.
Le voyage, vous l’avez compris, est miniature, mais le décor grandeur nature.
Les trains que vous avez l’habitude de voir en vrai se tortillent par-delà des plaines et des montagnes alémaniques, grisonnes en particulier.
Tantôt le long d’un lac, tantôt au pied d’un vert pâturage, avant de croiser des villes et des villages grouillant d’activités.
C’est cela, le Kaeserberg.
Un savant mélange de fiction et de réalité, sorti de l’imagination de son concepteur, patron d’une entreprise de construction à la retraite.


«Les personnages tels que nous les imaginions n’existaient pas.
Il a fallu tous les fabriquer, du premier au six mille cinq centième, puis en incorporer la bonne moitié à l’intérieur des trains», détaille Marc Antiglio, le papa du chef-d’œuvre.
Idem pour les 219 bâtiments, dont 85% ont été construits dans les ateliers du Kaeserberg.
Un chantier titanesque réalisé en dix-sept ans, de 1992 à 2009.


Un rêve à l’échelle 1:87 comme l’exige le format international – comprenez 87 fois plus petit que la réalité – dont la concrétisation a demandé dix-sept ans de travail à une dizaine d’ouvriers spécialisés.
Maquettistes, menuisiers, mécaniciens de précision et autres électriciens se sont succédé pour mener à bien ce projet titanesque.
Le résultat est bluffant.
Cent quarante trains d’ici et d’ailleurs circulent de jour comme de nuit, sans le moindre accroc.
Ou à peine. «Une panne de vingt et une minutes et quelques déraillements dus à l’usure des voies en neuf ans», s’enorgueillit Richard Bossel, employé de la première heure et responsable du matériel roulant.
«Rien n’a bougé.
C’est la récompense du travail consciencieux et méticuleux consenti lors de la construction», renchérit son boss, dans un discret élan de fierté.


Chaque recoin de balcon est soigneusement épousseté.

De Freud à la course automobile

«Le bonheur est un rêve d’enfant réalisé dans l’âge adulte», disait Sigmund Freud.
S’il y a un homme qui incarne la pensée de l’inventeur autrichien de la psychanalyse, c’est bien Marc Antiglio.
L’ingénieur civil de La Roche, bientôt octogénaire, avait 5 ans en 1945, lorsqu’il tomba amoureux du rail.
Une passion précoce et à ce point irrépressible qu’elle poussa le bambin à fuguer.
Profitant d’une inattention de ses parents, le petit Marc se glissa en effet dans un tram à destination de la gare de Fribourg où il passa deux heures, assis sur un banc, à admirer les trains et les locomotives.
Comme quoi, la fillette de 7 ans qui a échappé à la vigilance de ses géniteurs puis à celle de la sécurité de Cointrin avant de se retrouver dans un avion, en novembre dernier, n’était pas une pionnière…
Si la gamine se voyait peut-être commandant de bord ou hôtesse de l’air, Marc Antiglio, lui, ne s’est jamais imaginé en conducteur de locomotive.
Très tôt propulsé à la tête de l’entreprise familiale, il mit même son amour des petits trains en veilleuse à l’adolescence.
A cause des études puis du boulot mais pas que, convient ce gentleman à l’allure très British.
A l’époque, une autre passion le dévore: la course automobile.
Le modélisme, il y reviendra finalement au lendemain de son titre de champion suisse des voitures de grand tourisme, en 1970.
«J’avais eu ce que je voulais, je pouvais passer à autre chose.»


Il a fallu pas moins de 75 000 clous pour fixer les 2045 mètres de voies.
«Et tout a été fait à la lunette», précise Marc Antiglio.
Bâti sur trois niveaux, le réseau rassemble 300 locomotives et automotrices, 1650 voitures et wagons, 9 gares visibles et 7 non visibles, 5400 arbres et 910 mâts de caténaire.
Un patrimoine mis en musique par Cyrille Schmutz, responsable technique du «monstre».


Autre chose, c’est la maquette qu’il avait laissée en plan dans les combles de sa villa.
Avec Willy Kaeser, ami dans la vie et copilote dans la voiture de course, également touché par le virus, Marc Antiglio époussette alors l’embryon de réseau et reprend sa construction.
«Cela s’est très vite su dans le quartier.
Du coup, de plus en plus de curieux venaient sonner à la porte», raconte notre ferroviphile.
Ni une ni deux, pour échapper au désagrément, il décide de construire et de consacrer un bâtiment tout entier à son œuvre.
Celui-là même qui abrite toujours le Kaeserbergbahn, ainsi nommé en souvenir de son ami trop tôt disparu.
Un monument d’ingéniosité, de patience et de créativité bâti sur la base de 10 000 photos qu’il a lui même tirées.

Au final, son empire du minirail, construit sur trois niveaux, s’étale sur plus de 600 m2.
Si la maquette n’est pas l’exacte photographie de lieux existants, elle colle toutefois au plus près de la réalité helvétique.
Rien n’a été laissé au hasard.
Les publicités, les sigles, le chapiteau du cirque Knie, les voitures, la mode vestimentaire, tout a été fidèlement reproduit.
Des convois ont même été délibérément salis par des artistes pour respecter les images prises dans les gares.
«Aujourd’hui encore, si un visiteur nous signale une incohérence dans la mise en scène, la couleur d’un des 5400 arbres ou la position d’un des 6500 personnages par exemple, nous remédions immédiatement à la situation», confie Nicolas Zapf, l’heureux directeur d’un musée qui occupe six personnes à plein temps.


Alors qu’une rame des Chemins de fers rhétiques passe devant lui, le concepteur du projet suit attentivement le trafic alentour des CFF et des imaginaires Chemins de fer du Kaeserberg.
Pas de repos pour lui, bien que ses deux filles, Laurence et Dominique, lui aient suggéré d’en prendre le jour de l’inauguration du réseau, en lui offrant une figurine de lui-même, en jaune «of course», sa couleur préférée, se prélassant sur un banc.


Grâce à Hans Wägli, porte-parole des CFF à la retraite, lui aussi dévoué à la cause bien qu’il confesse, un brin confus, n’avoir jamais possédé de train électrique, le musée est équipé d’un simulateur où le visiteur peut s’initier à la conduite d’un convoi en situation réelle.
Aux commandes d’une Ae 6/6, le mécanicien en herbe a le choix entre un Lausanne-Berne ou un Spiez-Brigue.
Avant de refermer la porte de ce parc des rêves, le visiteur peut encore se plonger dans une maquette didactique qui le renseignera sur la manière dont a été construit ce réseau ferré miniature, l’un des plus denses d’Europe.
Au fait, quel est le prix de ce petit bijou, qui réjouit petits et grands?
«Quand on aime, on ne compte pas.
Mon retour sur investissement, c’est de voir des gens heureux déambuler dans nos locaux», botte en touche Marc Antiglio, président de la fondation au sein de laquelle siègent son épouse et ses deux filles.
Mission de ce comité de gestion: assurer la pérennité du musée.
«Mon troisième enfant», comme aime le dire son créateur…


Cyrille Schmutz (photo) et Nicolas Folly tiennent les commandes de l’un des réseaux miniatures parmi les plus denses d’Europe (le plus grand du monde, le Wunderland de Hambourg, s’étend sur 6400 m2 par-delà 13 km de voies ferrées).
A Granges-Paccot, la conduite se fait via 5 ordinateurs liés en boucle, 5 pupitres de commande et 601 cartes électroniques, comprenant 7806 entrées et sorties.

Infos pratiques

Le musée est ouvert 100 jours par année.
Le site www.kaeserberg.ch vous renseignera sur les jours exacts d’ouverture (de 9 h 30 à 17 h).
Durée de la visite: environ 1 h 30. Possibilité de visites privées ou d’entreprises.
Salle pour séminaire, restauration.
Prix de la visite: adultes 18 fr., enfants (de 7 à 16 ans) 10 fr.

Photos: © L'Illustré.ch - 23 Février 2018

Source : http://www.illustre.ch/magazine/granges-paccot-le-plus-grand-train-miniature-de-suisse

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MessageSujet: Re: Les Chemins de Fer du Kaeserberg   Jeu 8 Mar 2018 - 23:17

Bonsoir,

Les Chemins de fer du Kaeserberg a écrit:

Nous sommes ouverts ce week-end de 9h30 à 17h00.
Les visites débutent par un film, toutes les 30 minutes de 10h à 15h30.
Comptez environ 1h30 pour admirer la maquette au complet.


Source : https://www.facebook.com/Kaeserberg/

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